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Titre du blog : Mon univers
Auteur : lisbeth16
Date de création : 04-05-2009
 
posté le 16-04-2010 à 12:16:00

PERRERA/RESIDENCE POUR LES CHIENS EN ESPAGNE

Ou, quand, la Résidence se trouve être la seule alternative à une mort programmée ?

Les perreras dans leur grande majorité sont des lieux de mort.

Les chiens peuvent y être directement abandonnés par leur maître ou récupérés par les employés de la perrera sur dénonciation des habitants, molestés par la vue d'un chien errant, souvent malade voire accidenté.

 

Lorsque les chiens sont amenés dans ces installations, installations qui ne présentent aucun confort, ils devraient être identifiés, c'est-à-dire que les responsables de perreras devraient s'inquiéter de savoir si le chien est muni ou non d'un chip et localiser l'éventuel propriétaire.

 

Malheureusement, pas tous le font et par conséquent, une fois perdu votre chien pourra très bien être sacrifié parce que quelqu'un à la perrera ne se sera pas donné la peine de lui passer le transpondeur sur le cou.

 

Ensuite un délai légal avant l'euthanasie devrait être respecté, mais là aussi, ce n'est bien souvent que de la théorie.


Le vétérinaire, s'il y en a un, procédera à des mises à mort quelque 2 fois par semaine avant l'ouverture des portes.

Je vous passe les détails des mises à mort.

 

Là-dessus se greffe tout un trafic parallèle, par là j'entends, le fait que certains employés ne se gênent pas de proposer à la vente certains sujets pour arrondir leur fin de mois ou en cèdent à leurs copains chasseurs.


Une manière comme une autre de les remettre dans le circuit de l'exploitation, de la reproduction forcée ou dans celui des combats de chiens.

 

Si les bénévoles, n'ont pas su faire le poing dans leur poche et établir une "relation privilégiée" avec les employés de la perrera, c'est peine perdue, car ils s'opposeront même à ce que vous veniez faire des photos.

 

Habituellement les perreras se situent dans des endroits relativement difficiles d'accès et n'affichent pas forcément des horaires d'ouverture auxquels ils ne se tiennent d'ailleurs pas vraiment.

 

Quantité d'embûches peuvent surgir et toute sortie de perrera induit des frais à la bénévole qui se charge de faire sortir des chiens pour le compte d'associations.


Si elle parvient à en sortir plusieurs à la fois et ce plusieurs fois par semaine, imaginez la somme d'argent que cela peut représenter.

 

Elle ne pourra tout simplement pas l'avancer.


C'est à ce moment-là que les associations entrent en jeu ou les personnes privées par le biais de dons.

La promiscuité, l'état d'hygiène plus que déplorable, l'absence de soins vétérinaires et la frugalité des repas, le tout dans un vacarme assourdissant d'aboiements et de gémissements, font que les chiens stressés comme ils sont, finissent par se dévorer entre eux.

 

Dès ce moment s'enclenche une course contre la montre pour la bénévole : il faut faire sortir l'animal le plus vite possible, car indépendamment des bagarres, la moindre petite plaie représente un risque de surinfection.

 

Le chien dépérit vite dans cet environnement hostile, son système immunitaire s'en ressent et les morts ne se comptent plus.

 

Si vous sortez un chien de la perrera, vous ne pouvez en aucun cas le faire partir en

l'état dans un autre pays, il ne serait pas en règle.


Il faut donc que la bénévole se débrouille par ses propres moyens pour trouver des familles d'accueil ou des places dans une résidence, le temps de préparer le chien et de voir ce qu'il en est.

 

Il faut agir très vite, car un chien peut-être en vie le mercredi et ne plus l'être le jeudi.

 

La liste des "à sacrifier" étant rarement publiée, force est de constater que la désignation dans de nombreux cas ne tient compte d'aucune logique.

 

Le problème avec les familles d'accueil, qui sont bien entendu des amis des animaux, c'est qu'elles ont déjà leurs propres chiens et si elles peuvent en accueillir un de temps en temps, cela tient du pur miracle; dans ce cas, il viendrait compléter la dizaine d'animaux déjà accueillis.

Par ailleurs, le galgo - n'ayant quasiment les grâces de personne, surtout dans le Sud de l'Espagne - se verrait irrémédiablement recalé.

 

Dans ces conditions, il est facile de comprendre pourquoi lorsqu'une bénévole peut bénéficier des installations sécurisées d'une résidence, elle est aux anges.


C'est vrai que cela représente un coût, mais tout a un coût même la vie d'un galgo surtout lorsqu'il s'agit de la lui sauver.

 

Ce qui fait avancer et qui donne du courage aux bénévoles : la certitude que ce qu'ils font pour le chien représente son passeport pour une nouvelle vie, une vie sans souffrance aucune, sans vexations.

 

Croyez-moi, ils sont bien souvent au fond du trou, mais ils se relèvent à chaque fois, conscients que toutes ces âmes, derrière ces barreaux rouillés comptent sur eux, que la cruauté et la vilenie ne doivent pas toujours triompher.


Ces hommes et ces femmes indépendamment de leur combat, traînent tous des conditions de vie difficiles.

 

Méprisés et souvent insultés, quand ce n'est pas menacés par ceux qui maltraitent les animaux ou ceux qui tout simplement détournent le regard, ils n'ont bien souvent que des moyens très limités, des enfants à charge, quantité 'animaux et les affres du chômage ne sont jamais bien loin.

 

Pourtant ils s'arrangent avec ce qu'ils ont et font feu de tout bois, lorsqu'il s'agit de conduire tel ou tel animal chez le vétérinaire.

 

Leur ardoise auprès des gens de la profession est longue comme un jour sans pain et parfois ils ont honte de revenir et de demander des soins pour leurs petits protégés, mais ils n'ont le choix.

 

Commentaires

lesanimauxmaltraites le 26-06-2011 à 02:28:33
Je vois que vous aimez mon style,... c'est flatteur... mais n'oubliez pas de citer vos sources. Je peux vous paraître un poil susceptible, mais j'ai déjà eu maille à partir avec un autre site et c'est ma foi, fort désagréable ... ceci explique cela, surtout que nous tirons tous à la même corde.

Meilleures salutations